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Pourquoi les petits sumos doivent perdre contre les gros ?

L’été dernier, j’ai passé une partie de mon après-midi à regarder la télé et plus particulièrement à admirer les combats se succédant à l’occasion d’un tournoi de sumos. Le sumo est une discipline assez particulière, un peu aride pour moi.

Ces grosses masses de graisse qui s’affrontent en se tirant sur un slip qui leur rentre dans les fesses… Franchement, mon intérêt pour ce genre de choses était… comment dire… limité ?

Mais ce jour-là, j’étais absolument fasciné car j’ai découvert la technicité de la discipline et aussi l’état d’esprit particulier qui y règne. Quelques temps après, je me suis lancé à corps perdu dans des recherches pour connaître l’histoire de cette discipline, découvrir des techniques. J’ai regardé des heures entières de matchs et tout cela pour trouver la matière pour écrire une nouvelle…

Oui, bon… Elle n’est toujours pas prête… Elle en est au début… Ca va !

J’ai donc cherché et j’ai trouvé plein de choses intéressantes au cours de mes recherches.

Entre autre, j’ai réalisé que les combats peuvent parfois opposer des sumos de 80 kg contre des mastodontes de 120kg ! Et là, d’un seul coup, mon horizon s’est ouvert. Il est humain pour chacun d’entre nous de se sentir un jour découragé par le poids ou la crainte de l’échec.

Nous avons tous nos complexes, nos raisons de penser qu’on ne pourra pas y arriver. Nous ne réagissons pas tous de la même manière face à cela. Il y a ceux qui se renferment sur eux, deviennent agressifs quand on leur parle parce qu’ils ne s’aiment plus et pensent que les autres ne pensent pas autrement. Il y a ceux qui n’osent rien dire, rien exprimer parce qu’ils ont peur. Ceux qui se façonnent une vie à peu près normale en oubliant que cela a nécessité de rester accroché au passé. Et puis il y a celles et ceux qui ont l’air d’aller bien, de se sentir bien dans leurs peaux mais qui tentent surtout de faire bonne figure parce que leur vie se résume à procrastiner sur Candy Crush dans les transports en commun.

Tout cela est bien sûr une vision caricaturale des choses. Mais enfin la constante est que nous ne sommes jamais seuls à ressentir le poids des difficultés de la vie.

Et donc le sumo m’a tout simplement rappelé que les échecs de nos vies ne sont pas une fatalité et que ce qui semble perdu d’avance ne l’est peut-être pas.

Vous avez peut-être entendu parler de Nick Vujicic ? Cet homme sans jambes et sans tronc aurait pu sombrer dans la déprime, vouloir rapidement mettre un terme à une existence qui semblerait à bien d’autres tellement insupportable… Mais lui, il anime des conférences pour expliquer comment il a su surmonter ses difficultés et positiver malgré tout. Ses prises de parole sont une leçon de vie incroyable.

 

La discipline sumo offre elle aussi des exemples de ceux qui luttent contre des circonstances qui leur paraissent défavorables.

pavel   mainoumi

Le sumo russe Takanoyama Syuntaro (à gauche), le japonais Mainoumi Shuhei (à droite) sont des exemples de sumo de petite taille qui ont été amenés à affronter des adversaires beaucoup plus forts, beaucoup plus grands qu’eux. Une simple claque à Mainoumi aurait suffi pour le sortir du tatami. Hop ! PLus de Mainoumi ! 

Chacun s’en est sorti en comprenant que le sumo est une discipline nécessitant beaucoup de sang-froid et d’agilité. Ils ont développé un arsenal créatif de mouvements qui leur permettaient de désarçonner leurs adversaires, les déséquilibrer et… finalement, les faire tomber ou les sortir.

Réussir des combats n’est pas allé sans de nombreux échecs et parfois ce fut sans doute dangereux. En plus, on ne va pas se raconter d’histoires : celui de gauche n’a pas pu atteindre un grand rang précisément en raison de son faible poids, son incapacité à grossir. Et puis peut-être n’était-il pas assez créatif. Celui de gauche s’en est mieux sorti.

Ces deux personnes offrent en exemples des destinées particulièrement intéressantes. Suivre leurs évolutions, leurs combats, l’histoire de leurs vies, c’est suivre une bataille épique pour tenter d’y arriver, de monter,de progresser avec de la rage. C’est hautement inspirant et cela permet de se dire que rien n’est jamais perdu.

La plus belle histoire, ce n’est pas une intrigue hyper ficelée. La plus belle histoire, c’est finalement celle du défi que l’on a réussi à relever, de l’obstacle dont on a triomphé pour s’en sortir ou pour avancer.

Parce qu’on est toujours forcé d’avancer et que l’histoire ne retient pas les faibles qui s’effondrent.

Parce qu’il n’y a pas le choix.

Mais aussi pour soi. Parce que celui qui applaudira le plus fort de vos succès, c’est vous.

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